|
La
loi Verwilghen
Que
devez-vous faire, et à quoi devez-vous être attentif, en tant
qu'employeur ?
Le
10 août 2007 est parue au Moniteur belge la loi Verwilghen. Cette
loi, entrée du reste en vigueur avec effet rétroactif au 1er juillet
2007, a de nombreuses conséquences pour les assurances collectives
Soins de santé, Invalidité et Incapacité de travail auxquelles vous
avez peut-être souscrit pour votre personnel. Ce flash d'information
dresse un état des lieux et vous indique également ce que vous devez
faire pour être parfaitement en ordre.
Bien
que la loi Verwilghen porte tant sur les contrats d'assurance-maladie
collectifs qu'individuels, nous nous limiterons, dans ce flash
d'information, aux polices collectives.
retour
haut de page
Quelles
sont les nouveautés apportées par la loi Verwilghen au niveau des
polices collectives ?
-
Tout
travailleur, et membre de sa famille, a le droit de poursuivre
individuellement l'assurance-maladie collective dès qu'il perd le bénéfice
de celle-ci. La raison de la perte de ce bénéfice (licenciement,
faillite, crédit-temps, …) est dans ce cas sans importance.
-
Vous
êtes tenu, en tant qu'employeur, à un double devoir d'information
tant à propos, de cette poursuite individuelle qu’à propos du préfinancement
de la poursuite individuelle de la police sous la forme d'une « police
d'attente ».
retour
haut de page
Votre
devoir d'information à propos de la poursuite individuelle d'une
police collective
Comme
déjà indiqué ci-dessus, tout travailleur peut demander la poursuite
individuelle d'une police collective en cas de licenciement, faillite,
crédit-temps, … Il n'est pas question, lors d'une telle poursuite,
de nouvelles formalités médicales (questionnaire, examen médical,
…) ni de (nouveaux) délais de carence. La condition est toutefois
que le travailleur doit avoir été affilié de manière ininterrompue
pendant au moins deux ans à un contrat collectif (ou à plusieurs
contrats collectifs successifs) auprès d'un assureur. Une couverture
par une mutuelle n'entrera donc pas en ligne de compte pour ces deux
années.
Que
devez-vous faire ?
Vous
devez, en tant qu'employeur, informer le travailleur concerné sur la
date précise de la perte du bénéfice de l'assurance collective dans
un délai de 30 jours à compter précisément de cette perte. Vous
pouvez dans ce cas le faire par écrit ou par voie électronique. Le
travailleur doit également être informé qu'il dispose de 30 jours
pour informer l'assureur de son intention ou non de poursuivre le
contrat de manière individuelle. Enfin, vous devez aussi communiquer
au travailleur les données de contact de la compagnie d'assurances.
Une fois ceci fait, la suite de la procédure sera prise en charge
directement par le travailleur et l'assureur.
Attention
: si ce n'est pas le travailleur mais un coassuré (par ex. son épouse)
qui perd le bénéfice de la police collective, par exemple à la
suite d'un divorce, vous n'aurez alors aucun devoir d'information en
tant qu'employeur.
retour
haut de page
Votre
devoir d'information quant au préfinancement
Le
travailleur paiera normalement, en cas de poursuite individuelle d'un
contrat, une prime plus élevée que dans le cadre de la police
collective. Il pourra toutefois obtenir un tarif plus avantageux s'il
a payé une prime complémentaire pendant la durée du contrat
collectif de manière à se constituer ainsi une certaine réserve. En
cas de poursuite individuelle, il paiera alors une prime correspondant
à l’âge qu’il avait au début du paiement des primes complémentaires.
Que
devez-vous faire ?
L'assureur
est tenu de vous informer sur les possibilités de préfinancement
pour les travailleurs. A votre tour, vous devez ensuite en informer
vos travailleurs. Une fois la période transitoire écoulée (cf.
encadré), vous devez informer tous vos travailleurs. Ensuite, le
devoir d'information ne s'appliquera plus qu'à chaque engagement.
Attention,
l'assureur n'a qu'un devoir d'information. Il n'est pas obligé de
vous proposer un produit de préfinancement. Certains assureurs sur le
marché belge prévoient cette possibilité pour les polices
d'hospitalisation. Une seule compagnie d'assurances propose
actuellement une solution pour les polices d'invalidité. Plusieurs
autres y travaillent.
retour
haut de page
A
quelles sanctions vous exposez-vous en cas de non-respect de votre
devoir d'information ?
L'assureur
calculera dans ce cas la prime pour la poursuite individuelle sur la
base de l'âge du travailleur au moment de son affiliation au contrat
collectif, et non de son âge réel, et la différence entre la prime
calculée sur la base de l'âge au moment du départ et la prime
calculée sur la base de l'âge au moment de l'affiliation à
l'assurance collective sera alors à votre charge.
retour
haut de page
La
charge de la preuve incombe à l'employeur.
C'est
à vous qu'il incombera de prouver que vous avez bien transmis toutes
les informations nécessaires au travailleur. Les communications par
la voie électronique étant autorisées, un e-mail devrait dans ce
cas suffire. Toutefois, vous devez aussi savoir qu'un document papier
aura une plus grande force probante.
retour
haut de page
Comment
Gras Savoye Consulting peut-il vous aider ?
Gras
Savoye Consulting met plusieurs documents à votre disposition afin de
vous permettre de respecter autant que possible votre devoir
d'information. Vous pourrez obtenir ces documents auprès de votre
consultant.
|
Régime
transitoire pour les contrats existants
La
loi prévoit une période transitoire de deux ans pour les
contrats collectifs existants. Les nouveaux contrats conclus
après le 1er juillet 2007 doivent eux satisfaire immédiatement
à la législation. La période transitoire de deux ans
s'applique également aux obligations incombant à l'employeur
en vertu de la loi, comme le devoir d'information à propos de
la poursuite individuelle et du préfinancement. |
Encore
des questions ?
N'hésitez
pas à les soumettre à vos interlocuteurs auprès de Gras Savoye
Consulting.
retour
haut de page
|